Homesick

I can’t really decide where to start.

Wounded Paris reminds me how bitter it feels to be far away from home. “Home is where the heart is”, goes the cheesy saying. But there is so much truth in that. My heart is not in Bangkok, and today it is bleeding. I have been missing and craving the relationships and connections I tied in the City of Lights.  I have been missing you, friends, and you, Paris. Yeah, Light over Angels*.

* Bangkok’s full name translates as “City of angels, great city of immortals, magnificent city of the nine gems, seat of the king, city of royal palaces, home of gods incarnate, erected by Vishvakarman at Indra’s behest”

Homeless night
Cette photo date de 2010. Un sans-abri dormait devant le porche d’un immeuble, Boulevard du Montparnasse.

Depuis maintenant près de 40 heures j’essaie d’imprimer le choc. Complètement vidée de toute énergie physique, je tente d’écrire mais me sens bien inutile, et vaine. Qu’il est dur d’apprivoiser les mots, quand la réalité est purement cauchemardesque. J’allume bougie après bougie, parle avec des amis tout aussi hébétés et hagards, ne fais que lire et nerveusement fondre en larmes devant des articles et témoignages plus glaçants les uns que les autres. La distance est pesante, elle fait mal. J’ai besoin de vous serrer dans mes bras. De fendre la nuit à vélo le long de la Seine et sentir mon cœur se serrer devant la coupole dorée de l’Académie, les imposantes rosaces du Musée d’Orsay, la silhouette ciselée de Notre-Dame. De rire avec vous, avec notre humour si particulier bourré de cynisme et de blagues de cul. De refaire le monde en débattant furieusement de politique et de société. De discuter des relations, des soucis, des petits bonheurs, de la vie. D’aller au théâtre comme on louerait un film. De danser tels des possédés à la Java des Balkans, et savourer l’air glacé sur nos visages rougis et moites en sortant. De râler, trop, et de marcher vite sur les pavés malgré les escarpins. D’avoir un brin de nostalgie en repassant rue Saint Guillaume. De pleurer, vibrer, frémir devant toute la beauté, l’art et la vie culturelle vibrante que Paris a à offrir. Je suis même prête à m’en foutre, de la météo pourrie. C’est marrant, c’est en vivant à 10,000km que tu réalises à quel point tu es française.

***

Je pense à vous, je pense à tous ceux qui nous ont quitté, et aux survivants traumatisés. A l’angoisse écrasante de ceux qui, vendredi soir, tentaient de joindre leurs proches au Bataclan. Je pense à Beyrouth, à l’attaque du Westgate à Nairobi en avril, et dans ma tête résonnent deux mots: putain… absurde…absurde, putain, putain… Je pense, avec beaucoup d’inquiétude, à la suite, aux stigmatisations qui vont fuser contre les migrants, à l’engrenage pervers dans lequel on s’est déjà engagés. Larmes de tristesse, de rage, d’amertume.

[article pas vraiment fini, j’avais besoin de jeter des mots mais ils sortent en désordre.]

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